3 mai 2006 :
Journée internationale de la liberté de la presse
Depuis plus de vingt ans, Reporters sans frontières se bat au quotidien en faveur de la liberté de la presse dans le monde. Ce mercredi 3 mai, l’organisation célébre la 16e Journée internationale de la liberté de la presse pour rappeler que la démocratie recule chaque fois qu’un pays bafoue le droit de chacun à informer et à être informé.
Reporters sans frontières publie un album de photos consacré au travail de Gilles Caron, grand photoreporter disparu trop tôt au Cambodge alors qu’il avait 30 ans.
Disponible partout dès le 3 mai, ce recueil de 152 pages est vendu 8,90 euros au profit des 120 journalistes actuellement emprisonnés dans le monde.
Le Rapport annuel 2006
2005 a été l’année la plus meurtrière pour les journalistes depuis dix ans.
63 journalistes et 5 collaborateurs des médias ont été tués.
Au moins 807 ont été interpellés, plus de 1300 agressés ou menacés et au moins 1006 médias censurés.
Près du tiers de la population mondiale vit actuellement dans un pays où il n’existe aucune liberté de la presse.
RSF dénonce les 37 prédateurs de la liberté de la presse
La presse a des ennemis. Et ces ennemis ont des visages.Reporters sans frontières a décidé de les montrer chaque année, depuis 2001.
Qu’ils soient président, ministre, roi, guide suprême, chef de guérilla ou leader d’une organisation criminelle, ces prédateurs de la liberté de la presse ont le pouvoir de faire emprisonner, enlever, torturer et, parfois, de faire assassiner des journalistes. Leur fonction leur assure généralement une totale impunité et les violations des droits de l’homme dont ils se rendent responsables ne sont jamais jugées.
La liste complète des prédateurs est présentée dans l’album « Gilles Caron pour la liberté de la presse ». Elle est également disponible sur le site de l’organisation : www.rsf.org
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