La mobilisation s’amplifie contre une expertise de l'INSERM,
Ce rapport préconise la détection des futurs délinquants dès la crèche.
Devra-t-on se méfier une fois franchi le seuil de la crèche ?
Voir dans chaque nourrisson colérique un délinquant en devenir ?
Détecter derrière les bousculeurs de cours de récré les futurs casseurs multirécidivistes ?
Telle est l’inquiétude de nombreux professionnels de la santé, à l’origine d’une pétition qui a recueilli plus de 95 000 signatures en quelques semaines .
En cause, une « expertise collective » de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) portant sur les « troubles des conduites chez l’enfant et l’adolescent ».
Paru en septembre dernier, cet épais document (428 pages), qui se présente comme une « synthèse » des connaissances scientifiques et médicales sur le sujet, ne cesse de faire des vagues.
Dans leurs travaux, les douze experts (pédopsychiatres, épidémiologistes, cognitivistes, neurobiologistes) établissent, en effet, un lien direct entre les troubles de comportement affectant certains tout-petits, dès 36 mois, et la forte probabilité que ceux-ci deviennent, à l’adolescence, puis à l’âge adulte, des personnes violentes, promptes à transgresser les règles.
Un concept ultra-déterministe,
pas si éloigné de l’idée du criminel-né...
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